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Tribune | « L'écharpe ne suffit pas » : le plaidoyer du Dr Istovant Nkoghe pour une légitimité électorale incontestable

Jean Pierre Mbadinga
21 juillet 2026
3 min de lecture
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Tribune | « L'écharpe ne suffit pas » : le plaidoyer du Dr Istovant Nkoghe pour une légitimité électorale incontestable

À travers une tribune intitulée « L'écharpe ne suffit pas », le Dr Istovant Nkoghe développe une réflexion sur les fondements de l'autorité publique. Prenant appui sur l'incident survenu le 20 juillet 2026 entre un maire adjoint du 4ᵉ arrondissement de Libreville et un gendarme, l'auteur défend une idée centrale : la véritable protection d'un élu ne réside pas dans les symboles de sa fonction, mais dans la légitimité incontestable issue d'un scrutin transparent et accepté de tous.

Un fait divers érigé en réflexion sur la démocratie

Pour le Dr Istovant Nkoghe, l'altercation entre un élu municipal et un agent des forces de sécurité dépasse largement le cadre d'un simple incident.

Dans sa tribune, il estime que cette scène révèle une fragilité plus profonde des institutions démocratiques lorsqu'une élection est entourée de doutes ou de contestations.

Selon lui, l'écharpe tricolore, symbole de l'autorité municipale, ne suffit pas à imposer le respect si la légitimité du mandat est publiquement remise en question. L'auteur considère ainsi que la force d'un élu repose avant tout sur la confiance accordée par les citoyens à travers un processus électoral irréprochable.

Le suffrage universel comme fondement de l'autorité

Le président de l'Alliance Démocratique et Solidaire affirme que le suffrage universel constitue la véritable source de l'autorité politique.

À ses yeux, un mandat ne se réduit pas à une fonction administrative ni à un symbole protocolaire. Il représente avant tout une légitimité qui trouve son origine dans une élection libre, transparente et incontestée.

Dans cette perspective, le Dr Nkoghe soutient que toute irrégularité, réelle ou perçue, affaiblit durablement l'autorité de celui qui en est issu. Une élection contestée, écrit-il en substance, fragilise la capacité d'un responsable à exercer pleinement ses responsabilités et à être reconnu par les autres institutions de l'État.

La fraude électorale, un risque pour la stabilité des institutions

L'auteur développe ensuite une critique des processus électoraux entachés de soupçons.

Selon lui, une élection contestée ne produit pas seulement des tensions politiques : elle installe un doute permanent autour de l'autorité du vainqueur.

Dans sa démonstration, le Dr Nkoghe estime qu'un responsable élu dans un climat de suspicion devient vulnérable aux remises en cause, qu'elles proviennent des citoyens, des administrations ou d'autres acteurs institutionnels.

À ses yeux, cette fragilité dépasse largement le cadre des collectivités locales et concerne l'ensemble des organisations fondées sur le vote, qu'il s'agisse d'institutions publiques, d'associations ou d'organisations professionnelles.

Garantir la régularité des scrutins

Au-delà du constat, le Dr Istovant Nkoghe formule plusieurs recommandations.

Il appelle à renforcer la crédibilité des processus électifs en veillant notamment au respect des convocations, des règles de quorum, du dépouillement contradictoire, de la traçabilité des résultats et des voies de recours.

Pour lui, seule une procédure rigoureuse est capable de transformer un vote en une autorité reconnue et respectée.

L'auteur considère que cette exigence constitue une condition essentielle pour préserver la stabilité des institutions et prévenir les crises de légitimité.

 Une tribune qui interpelle sur la qualité de la démocratie

À travers « L'écharpe ne suffit pas », le Dr Istovant Nkoghe invite les responsables politiques, les institutions et les citoyens à réfléchir aux conditions nécessaires à l'exercice serein de l'autorité publique.

Son message repose sur une conviction : les symboles institutionnels ne peuvent durablement protéger les élus que lorsqu'ils sont adossés à une légitimité électorale claire, transparente et incontestée.

En faisant de la sincérité du scrutin le socle de toute autorité démocratique, cette tribune ouvre un débat plus large sur la consolidation des institutions et la confiance des citoyens dans les mécanismes électoraux au Gabon.

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