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Économie & Business

Transport : les compétences qui ouvriront les portes des nouveaux emplois au Gabon

Jean Félix NZENGUE BOULENDE
20 juillet 2026
4 min de lecture
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Transport : les compétences qui ouvriront les portes des nouveaux emplois au Gabon

Dans un contexte marqué par la transformation du secteur des transports au Gabon, les perspectives d'emploi se multiplient. Toutefois, ces opportunités ne seront pas accessibles à tous. Elles exigeront des compétences techniques, une qualification adaptée et une capacité à évoluer dans un environnement de plus en plus numérisé. C'est le principal message délivré par le Directeur général de Trans'Urb, Christian Tchemambela, lors du Café politique de la jeunesse de l'Ogooué-Ivindo, organisé le 18 juillet 2026. Invité en qualité de panéliste, il est intervenu sur le thème : « Le transport public, un levier stratégique pour l'employabilité de la jeunesse ogivine ».

Loin de présenter le transport comme un simple secteur d’activité, le panéliste y voit un véritable moteur de développement économique, capable d’absorber une partie du chômage des jeunes à condition que ceux-ci répondent aux nouveaux standards du marché.

La qualification, premier passeport vers l’emploi

L’une des principales leçons de l’intervention de l’invité du Café politique est que l’avenir du transport ne reposera plus uniquement sur les métiers traditionnels de chauffeur ou de receveur. Le secteur connaît une profonde mutation qui exige désormais des profils qualifiés.

Conduite professionnelle, maintenance automobile, logistique, gestion des réseaux de transport ou encore exploitation des infrastructures figurent parmi les compétences qui seront de plus en plus recherchées.

« Nous devons offrir aux jeunes des formations qualifiantes dans le domaine de la conduite professionnelle, de la maintenance des véhicules, de la logistique et de l’exploitation des réseaux », a insisté le Directeur général de Trans’Urb.

À travers cet appel, le responsable de la Société gabonaise des transports urbains souligne que l’accès aux emplois du transport dépendra avant tout de la formation et non plus uniquement de la disponibilité d’une main-d’oeuvre.

La digitalisation impose de nouvelles compétences

Le développement du numérique constitue l’une des principales transformations du secteur des transports. Avec la future Compagnie nationale des transports, le paiement dématérialisé, la géolocalisation des véhicules, le suivi des colis, le contrôle des itinéraires ou encore la gestion de la consommation de carburant feront désormais partie du fonctionnement quotidien.

Cette modernisation crée de nouveaux besoins en compétences. Informaticiens, spécialistes des systèmes numériques, gestionnaires de données ou techniciens en maintenance des équipements connectés seront appelés à jouer un rôle croissant dans le secteur.

Mais cette évolution ne concerne pas uniquement les futurs recrutements. Les personnels déjà en poste devront également s’adapter à ces nouveaux outils. Le DG de Trans’Urb a ainsi annoncé que les 1 296 agents de la compagnie suivront des formations en digitalisation, en conduite économique, en informatique, en comptabilité et en gestion des réseaux. Une manière de rappeler que, dans un secteur en pleine mutation, la formation continue devient un passage obligé, aussi bien pour intégrer le marché du travail que pour y évoluer.

Des opportunités bien au-delà de la conduite

Au cours de son intervention, le conférencier a également voulu déconstruire une idée largement répandue selon laquelle le transport se limiterait au déplacement des voyageurs.

Selon la vision portée par les pouvoirs publics, la future Compagnie nationale des transports développera plusieurs branches d’activités : le transport des personnes, le transport des marchandises, le transport des produits pétroliers et gaziers ainsi que les services logistiques.

Cette diversification signifie que les opportunités d’emploi concerneront aussi bien les mécaniciens, logisticiens, gestionnaires, informaticiens, comptables, techniciens de maintenance que les spécialistes des systèmes numériques.

L’Ogooué-Ivindo appelée à tirer profit de ses infrastructures

Pour le spécialiste des questions de transport, l’Ogooué-Ivindo dispose déjà d’atouts importants avec le Transgabonais et les nouvelles infrastructures routières. Cependant, ces investissements ne produiront pleinement leurs effets que si une offre de transport organisée accompagne leur développement.

Le défi consiste désormais à structurer durablement la mobilité des personnes et des marchandises, notamment vers des localités comme Boué, Makokou, Ovan ou Mikambo, où les besoins logistiques demeurent importants.

Une meilleure organisation du secteur pourrait ainsi favoriser l’émergence d’activités économiques locales et créer de nouveaux emplois dans toute la chaîne du transport.

Des emplois à conquérir plutôt qu’à attendre

Au-delà des annonces institutionnelles, le message adressé à la jeunesse est clair : les emplois promis par la modernisation du secteur ne seront pas automatiques.

Ils profiteront avant tout aux jeunes capables d’investir dans leur formation, de développer des compétences techniques et de s’adapter aux mutations technologiques qui accompagnent la réforme du transport public au Gabon.

En plaçant la qualification, la digitalisation et la professionnalisation au coeur de son intervention, Christian Tchemambela dessine finalement le profil des futurs acteurs d’un secteur appelé à jouer un rôle majeur dans la stratégie de diversification économique du pays.

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