● BREAKINGBienvenue sur Salem Media.
Retour aux actualités
International

Le Gabon se positionne dans l’espace francophone en vue de 2030

Un événement diplomatique majeur

Jean-Marie Obiang
24 juin 2026
3 min de lecture
Partager :
Le Gabon se positionne dans l’espace francophone en vue de 2030

Le Cambodge, hôte confirmé du Sommet 2026

Le 20ᵉ Sommet de la Francophonie se tiendra les 15 et 16 novembre 2026 à Siem Reap, au Cambodge. Le Royaume a été désigné pays hôte lors du Sommet de Villers-Cotterêts en octobre 2024, décision annoncée par le président français Emmanuel Macron et acceptée par le roi Norodom Sihamoni.

L’événement réunira les chefs d’État et de gouvernement des quelque 90 pays et institutions membres de la Francophonie. Il s’agira de la deuxième édition organisée en Asie, près de trente ans après celle de Haïnoï en 1997. Les autorités cambodgiennes indiquent que les préparatifs avancent conformément au calendrier prévu.

Libreville candidate pour 2030

Le 3 mai 2026, à l’occasion de l’inauguration du Palais des Congrès « Omar Bongo Ondimba » à Libreville, le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exprimé publiquement le souhait d’accueillir le Sommet de la Francophonie en 2030.

« Du haut de cette tribune, je formule le vœu ardent de voir se tenir ici même le Sommet de l’Union africaine en 2027 et de la Francophonie en 2030. »
 — Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition gabonaise

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs chefs d’État — Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Faustin-Archange Touadéra (République centrafricaine) et John Dramani Mahama (Ghana) — ainsi que de représentants de l’OIF et du Commonwealth. Le Gabon avait déjà accueilli un sommet continental majeur en 1977, lors de la réunion de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

Un outil diplomatique : le nouveau Palais des Congrès

Érigé sur le site de l’ancien Palais des congrès de la Cité de la Démocratie, le nouvel équipement constitue le cadre central de la stratégie d’accueil du Gabon. Lors de sa visite à Libreville, la secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a qualifié l’infrastructure de levier stratégique pour le développement touristique et économique du pays.

Ses entretiens avec le président Oligui Nguema ont porté sur des axes de coopération prioritaires : éducation, culture, numérique et autonomisation des femmes.

Une présence renforcée dans les instances francophones

En amont du Sommet de novembre, le Gabon a consolidé son engagement institutionnel au sein de la Francophonie à travers plusieurs événements.

Le 22 mars 2026, Libreville a accueilli la première édition du mini-marathon de la Francophonie, organisé dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, en parallèle d’une Grande Dictée animée par l’Institut français du Gabon.

Les 22 et 23 avril, la capitale a hébergé une réunion de la Commission de l’éducation, de la culture et de la communication de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), au cours de laquelle les parlementaires ont salué l’adoption d’un nouveau Code de la santé gabonais. Les 3 et 4 juin, l’Assemblée nationale a organisé un séminaire consacré à l’évaluation parlementaire des politiques publiques. Le Gabon était également représenté à la 32ᵉ Assemblée régionale Afrique de l’APF, à Dakar.

Un enjeu de gouvernance pour l’OIF

Le Sommet de Siem Reap sera également l’occasion pour les chefs d’État et de gouvernement de désigner le ou la prochain(e) secrétaire général(e) de l’OIF, dont le mandat de Louise Mushikiwabo arrive à échéance. Un scrutin qui intervient dans un contexte de questionnements croissants sur le rôle de l’organisation face aux aspirations souverainistes de plusieurs États membres africains.

Pour Libreville, la participation à ce rendez-vous s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenariats internationaux et de consolidation de son influence en Afrique centrale.

Partager :