Pénurie de gasoil : après une semaine de files d'attente, un retour progressif à la normale

Depuis le 30 septembre, les automobilistes de Libreville et de plusieurs villes de l'intérieur ont dû faire la queue pour quelques litres de gasoil. L'arrivée de navires au port d'Owendo doit permettre un retour progressif à la normale, mais la crise relance la question de la sécurité d'approvisionnement.

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Pénurie de gasoil : après une semaine de files d'attente, un retour progressif à la normale

Files d'attente dès l'aube, stations à sec, rationnement : depuis le 30 septembre 2026, les automobilistes de Libreville vivent une pénurie de gasoil qui s'est étendue à plusieurs villes de l'intérieur, dont Port-Gentil et Lambaréné. Les autorités annoncent un retour progressif à la normale.

Dix litres par client

Dans plusieurs stations de la capitale, de Charbonnages à La Peyrie en passant par le carrefour Hassan, le gasoil a été rationné à 10 litres par client, ou à 5 000 francs CFA. « 5 000 francs, c'est à peine une demi-journée de travail », témoignait un chauffeur de taxi. Taxis, bus, transport scolaire et livraisons ont été directement touchés, en pleine rentrée.

Des navires attendus à Owendo

Dans un communiqué, le ministère du Pétrole et du Gaz a attribué ces tensions à la baisse des stocks des distributeurs et annoncé un rationnement temporaire, en mobilisant les volumes disponibles de la Société gabonaise d'entreposage de produits pétroliers (SGEPP). Un navire transportant environ 30 000 m³ de carburant est arrivé au port d'Owendo, et un second est attendu le 7 octobre. « Il y a le carburant qui sera pour tout le monde et il y a un deuxième bateau qui arrive », a assuré Thibault Gaël Idoumi, directeur général de l'Aval pétrolier et gazier.

Les causes : transport maritime et stockage

Les autorités évoquent des perturbations du transport maritime, la rareté des produits raffinés sur certains marchés et une capacité de stockage insuffisante. La raffinerie de Port-Gentil (Sogara) ne couvrant pas la totalité des besoins, le pays importe une partie de son carburant, ce qui l'expose aux tensions des marchés internationaux.

Une question de souveraineté énergétique

Pour un pays producteur de pétrole, la situation interroge. Au-delà du retour des livraisons, l'enjeu est de renforcer les capacités de raffinage et de stockage pour éviter que chaque perturbation internationale ne se traduise par des files d'attente dans les stations.

À lire aussi

Sources : Gabonactu, 4 octobre 2026, Gabonreview, 2 octobre 2026, Bénin Web TV, 3 octobre 2026, Africtelegraph, 4 octobre 2026.

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